Quand on parle de Résistance dans les Alpes, c’est toujours le Vercors qui vient à l’esprit. Pourtant, non loin de là, la Chartreuse a constitué, entre 1940 et 1944, une base importante de Résistance. Au centre de ce maquis, la ville de Voiron, siège local de la Milice, a été autant une ville de résistants que de miliciens. Et à quelques kilomètres, les villes de Voreppe, Rives et Saint-Laurent-du-Pont ont été de grands foyers de Résistance. Des haberts du plateau de la Chartreuse aux voies de communication dans la vallée, entre caches d’armes, opérations de sabotage et de ravitaillement, le massif a été le théâtre des allées et venues des groupes de résistants, groupes autonomes, groupes francs ou francs-tireurs et partisans. Pour la première fois, un livre permet de dessiner les contours de cette période trouble, et de lever le voile sur un maquis dont les actions restent encore méconnues. Son auteur, Jean-Philippe Landru, voironnais de souche, s’appuie sur la consultation de nombreux documents d’archives, mais surtout sur les témoignages oraux de ceux qui ont participé à l’histoire de ce maquis, recueillis il y a plus de trente ans, et restés inédits.
En partenariat avec la Ville de Rives, Jean-Philippe Landru proposera ainsi une conférence passionnante autour de ses recherches et de son ouvrage, le vendredi 5 mai, à 20h30 en Mairie (entrée libre).